Brève Histoire D'Arménie
L’Arménie est un pays situé au sud des montagnes de Caucase, avec une popolation dépassant 3 millions d’habitans. Sa superficie est de 29,800 km carrés. Le pays est montagneux et la plus haute montagne est le Mont Aragatz, (4,095 m.).
Les Arméniens sont un peuple très ancien. Durant des siècles, (plus de 3,000 ans), ils ont habité entre la Mer Noire, la Mer Caspienne et la Méditerranée. Ils sont connus comme des descendants d'Urartu et des Indo-Européens. Les Arméniens aiment s’appeler “Hai” et ils reconnaissent leur pays comme “Hayastan”, malgré que le reste du monde les appellent Arméniens et leur pays, Arménie, du nom de leur tribu “Armen”.
L’Arménie est bordée par quatre pays. La Turquie, l’Iran, l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Le superficie actuelle d’Arménie est seulement le 20% de ce qu’il était. Les 80% est actuellement occupés par la Turquie.
Malgré les guerres, les massacres et les calamités, les Arméniens ont survécu tant bien que mal. L’Arménie d’aujourd’hui est ce qui est restée de l’Arménie historique. Vous pouvez rencontrer en Arménie plusieurs monuments et des sites archéologiques, dispersés dans le pays.
Erevan est la capitale d’Arménie, aussi connue comme Yerevan, qui est une des villes les plus anciennes connues dans le monde. Auparavant. elle était connue aussi comme “Erebouni”. Les autres grandes villes d’Arménie sont Gumri, Dilijan, Etchmiadzin, Goris, Meghri, Hrazdan, Vanadzor et Ghapan.
Sous Tigran le Grand (99-55 b.c.) l’Empire arménien fut à son apogée et l’un des plus grands empires du temps. Ses frontières s’étalaient de la Mer Caspienne jusqu’à la mer Méditerranée.
Le Mont Ararat (5,185 m.) qui est le symbole de tous les Arméniens dans le monde, sur le sommet duquel se posa l’Arc de Noé, est maintenant occupé par les Turcs.
Etchmiadzin est le Saint Siège de l’Église Arménienne Orthodoxe et en même temps le centre religieux et spirituel de tous les Arméniens. Deux patriarcats (Istanbul et Jérusalem) dépendent du Saint Siège. La Cathédrale d’Etchmiadzin a été construite en 301 a.d.
Le Catholicossat de Sis a été fondé durant le royaume de Cilicie, quand le Saint Siège d’Etchmiadzin perdit son autorité sur les Arméniens vivant dans l’empire Ottoman. Après le génocide de 1915, perpétré contre les Arméniens par le gouvernement turc, le catholicossat a été transféré à Antelias (Liban). Le Catholicossat d’Antélias exerce son autorité sur la plupart du diaspora arménien dans le monde.
En 301 a.d., les Arméniens furent la première nation d’accepter le christianisme durant le règne du roi Tirtad III (287-330 a.d.), qui avec l’aide de St. Grégoire l’Illuminateur (Sourp Krikor Lousavoritch), acceptèrent et propagèrent le christianisme dans le royaume.
En 405, un moine, mommé Mesrob Mashtotz, créa l’alphabet arménien. L’invention de l’alphabet arménien et l’église, furent une des principales raisons de la survie de la nation arménienne.
Au cinquième siècle, l’Arménie était gouvernée par les Sassanides (Persan), qui en 451, ont sommé les Arméniens de nier leur religion et d’accepter le zoroastrisme comme religion principale. Les Arméniens refusèrent d’obtempérer et une guerre s’ensuivit. Le général (sbarabed) de l’Arménie était Vartan Mamigonian, qui, avec son armée affronta les Sassanides, pour garder leur religion. Malgré que la bataille a été perdue par les Arméniens, et où plusiers combattans et généraux ont perdu leur vie, dont Vartan Mamigonian et 8 de ses généraux, jusqu’aujourd’hui, les Arméniens, partout dans le monde, célèbrent la mémoire de ces martyrs, comme la fête des “Vartanank” ou “La bataille d’Avarayr”.
Malgré que cette guerre-éclair n’a duré qu’un seul jour, une longue guerre de guérilla s’ensuivit, ce qui força le roi perse Valash, d’accepter le droit des Arméniens pour garder leur religion et leur culture.
En 642, la première invasion arabe eut lieu. Au moins pour 200 ans, les Arabes gouvernèrent l’Arménie. L’invasion turque de l’Arménie commença au onzième siècle.
Destructions, famines, massacres et autres calamités, forcèrent les Arméniens à devenir une minorité dans leur propre pays. Quelques personnes ont lutté pour garder la culture et les traditions, mais les Turcs les dispersèrent dans d’autres régions de l’Empire Ottoman.
Siècle après siècle, l’Arménie a été partagée entre ses voisins. Les Byzantins, les Perses, les Arabes, les Russes et les Ottomans Turcs. Jusqu’aujourd’hui, les Turcs occupent une très grande part de l’Arménie.
Ces invasions et les lourds impôts imposés par les Turcs eurent un effet néfaste. Les Arméniens après avoir perdu leurs territoires et la capitale Ani, se sont installés aux alentours de la Mer Méditerranée et ont proclamé le royaume de Cilicie, qui dura approximativement 400 ans. Durant cette période, les Arméniens ont signé des traités d’amitié et de collaboration avec les Croisés et les aidèrent durant leur croisade pour libérer Jérusalem.
Durant ces invasions, d’irremplaçables travaux d’arts et de rares manuscrits ont été brûlés, saccagés et détruits. Malgré ces destructions, de nombreux trésors d’arts et de rares manuscrits ont été sauvés et sont jalousement gardés en Arménie, au bibliothèque national nommé “Madenataran” et plusieurs autres musées dispersés dans le monde.
A la fin du XIXème et au début du XXème siècles, durant la Première Guerre Mondiale, en 1915, le peuple arménien a enduré une terrible tragédie. A cause du nationalisme turc, le gouvernement turc a commis un génocide plané envers les Arméniens, en massacrant un million et demi d’Arméniens et ont déporté le reste de la population dans les déserts de Syrie pour les tuer par la famine et la soif. L’un de ces déportés étaient mes grands-parents. Voilà pourquoi je suis né à Beyrouth (Liban).
Le génocide arménien est le premier perpétré au vingtème siècle et les survivants de ces massacres sont dispersés dans le monde entier.
La victoire arménienne contre les turcs à Sardarabad, Karakilissé et Bash-Abaran, en 1918, offrit l’opportunité aux Arméniens de créer l’Arménie libre. Et justement, en 1918, une République d’Arménie independante est établie. Plus tard ses terriroires s’incorporèrent dans l’Union Soviétique.
Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, l’Arménie a déclaré son indépendance, le 21 Septembre 1991.
Aujourd’hui, les Arméniens sont dispersés dans le monde entier et ils participent activement à la politique, dans les pays où ils vivent, et ils sont une part vitale de ces pays d’accueil. Ils sont très connus pour être des maîtres dans les métiers ou les professions qu’ils pratiquent.
En décembre 1988, la seconde ville d’Arménie, Gyumri, a été ravagée par un tremblement de terre, qui a causé plus de 25,000 victimes.
L’enclave de Nagorno-Karabagh (Artzakh) dans le temps était une province dans l’Arménie historique, mais malheureusement, durant le règne des Soviétiques, le territoire a été offert à l’Azerbaidjan. Une guerre a éclaté entre les Arméniens de l’enclave Nagorno-Karabagh (Artzakh) et l’Azerbaïjan. Après des batailles féroces qui ont duré de 1992 jusqu’à 1994, les Arméniens ont libéré leurs territoires, au prix d’un très lourd bilan de 30,000 morts.
Aujourd’hui, l’enclave de Karabagh est aux mains des Arméniens. Pour cette raison, la Turquie jusqu’à ce jour bloque ses frontières avec l’Arménie.
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